SOMMAIRE
XVII°
XVII°
XIX°
XX°
 ORDRES

 
ETABLISSEMENTS RELIGIEUX EN 1550

   Ils sont tous anciens et ont été l'objet de plusieurs réhabilitations et agrandissements depuis leur fondation. On n'a guère identifié de bases paléo chrétiennes importantes mais les premières implantations doivent dater du IV° siècle.
 

1) St Irénée (église)
2) Hopital de Trion
3) St Pypoix ( récluserie)
4) St Roch ( récluserie)
5)St Laurent (église - hôpital)
6)St Georges (hospitaliers)
7)St Pierre de vieux
8)St Jean (primatiale)
9)St Etienne (baptistère)
10) Ste Croix (paroisse)
11) St Eloy
12)St Barthélémy
13)St Paul (abbaye)
14) St Laurent ( paroisse)
15)tênement de Confort
16)La Chanal ( hôpital)
17) St Vincent (paroisse)
18) St Michel (paroisse)
19) Les Célestins (couvent)
20) Les Jacobins (couvent)
21) Les Antonins (hôpital)
22) St Jaquème (maison de ville)
23) St Nizier ( paroisse)
24)
25)
26) St Sorlin ( chapelle)
27) St Pierre (abbaye)
28) La Plattière ( paroisse)
29) Les Augustins ( couvent)
30) Les Carmes ( couvent)
31) La déserte (couvent)
32) Ste Catherine ( église)
33) St Marcel
34) Ste Hélène
35) Collège de la trinité
36) St Sébastien (chapelle)
37) St Clerc ( paroisse)
LE GROUPE EPISCOPAL
    Le groupe épiscopal ( St Jean) est composé d'un vaste enclos fortifié qui compte le logis de l'évêque et ceux des chanoines,  le cloître, la primatiale St Jean restaurée au XII° à partir d'un édifice roman et ornementée à la mode gothique jusqu'au XV°, l'église St Etienne, l'église Sainte Croix et la manécanterie (début XII°). Il se trouve dans la partie centrale de la cité médiévale et a son propre port. Deux portes permettent de communiquer avec le reste de la cité. La première occupation religieuse du lieu doit dater des premiers temps du christianisme ( St Etienne fut  certainement un baptistère  à partir du IV° siècle avant d'être une église). 
   L'archevêque règne sur la cité avec l'aide de son chapitre et ceux des autres abbayes. Au XVI°, le pouvoir sacerdodal est en recul, le Gouverneur et le Consulat dirigent  plus nettement les affaires de la cité.
St Jean - Plan Chavens
LES GRANDS ENCLOS ECCLESIASTIQUES
LES GRANDES ABBAYES
    Elles sont anciennes et occupées par des moines et nonnes de l'ordre Bénédictin: St Jean, l'abbaye d'Aisnay, le couvent des dames de St Pierre, l'abbaye de la Plattière, celle de Fourvière sont organisés sur le même modèle. La plus grande est St JUST qui forme un véritable village.
St Just - Plan 1550  - édition Chavens
    L'abbaye est puissamment fortifiée et se trouve dans le bourg de St Irénée qui est lui même fortifié. L'enclos n'a pas de cloître et comporte beaucoup de maisons, ce qui indique l'importance d'un chapitre des chanoines qui n'obéissent pas à une règle stricte et aident l'Archevêque à diriger la cité. L'église St Irénée ( en haut à gauche) et l'hôpital de Trion ( en haut à droite) font partie de l'ensemble. l'Eglise des Macchabées, dans l'abbaye accueille les reliques de St Just, évêque de Lyon au IV°siècle. Le premier établissement fut probablement édifié dès cette date au centre d'une vaste nécropole qui devait déjà être cimetière romain. Il fut reconstruit au XII°. L'abbatiale qui accueillit les reliques de St Justest consacré aux Macchabées bibliques lesquels, dans bon nombre de nécropoles, avaient réputation de veiller sur les morts.
LES COUVENTS DES ORDRES MENDIANTS
   Ils se sont installés plus tardivement ( début XIII°) surtout dans la presqu'île qui était alors peu habitée. Les moines vivent de dons et leur succès amène un enrichissement rapide de leurs ordres. En théorie, ils ne doivent pas quitter la clôture mais en fait se mêlent beaucoup à la vie de la cité ce qui amènera la créations d'ordres mineurs contemplatifs qui s'installeront dans des lieux moins fréquentés ( cordeliers de l'Observance en bord de Saône vers Vaise).
   En plein centre de la presqu'île se trouvent les enclos des Célestins, de CONFORT( frères prêcheurs - Dominicains  dit Jacobins) et des Cordeliers( Franciscains). Au delà des Terreaux, sur les pentes de la Croix Rousse se trouvent les Carmes et les Augustins.
   L'enclos de CONFORT est très vaste mais non fortifié; l'avant cour en triangle pénètre un des quartiers les plus habités de la ville ( Mercière) avec lequel il communique par plusieurs portes. C'est ici que les frères prêcheurs font leurs prédications qui remportent beaucoup de succès. L'église est très importante et très riche: à cette époque elle est un des lieux de culte préférés des marchands de la ville qui y ont leurs chapelles.
   A gauche, le cloître rappelle qu'il s'agit bien d'un monastère en théorie refermé sur la prière.
   Une montée de Fourvière nommée montée de Confort, montre que les moines y possèdent de nombreux terrains qui seront occupés par des couvents au siècle suivant.
Les Jacobins de Confort - Plan 1550 Chavens
LES EGLISES
    Elles sont de tailles très diverses: les plus petites ( St Eloy côté St Jean, Ste Hélène vers Aisnay, sont juste des lieux de recueillement. Plusieurs dépendent d'une abbaye (St Sorlin de St Pierre, Ste Croix de St Jean, St Laurent de St Paul). La plupart prétendent au statut de paroisse ce qui crée des rivalités. L'église principale est St Nizier au coeur du Bourg.
   Saint Nizier est peut-être le plus ancien siège épiscopal. La première construction daterait du début du V°; une restauration fut effectuée  à la fin du VIII°. Le bâtiment de 1550 fut édifié à partir de 1310 après que le sanctuaire ancien ait été incendié par les vaudois en 1253. Rendez-vous des artisans du quartier dont les confrèries se réunissaient dans les diverses chapelles, elle est en cours de remaniement en 1550 ( portail coupole à caissons de Philibert Delorme en 1536). Lieu de culte mais aussi lieu de rencontre et de décision pour les habitants, elle n'a ni fortifications ni enclos. Pourvue d'un cimetière, elle est un lieu de sépulture très recherché y compris à l'intérieur même du bâtiment.
   La petite chapelle située vers le porche de St Nizier est St Jacquème où se réunissaient les membres du Consulat.
LES HÔPITAUX
     Ils dépendent des ordres religieux même si le personnel médical ( rare) est souvent laïc. L'hôpital de Trion est rattaché à l'abbaye de St Just, la quarantaine de St Laurent de Choulans fut une léproserie qui en 1550 accueille surtout des vieillards et des pauvres. Plusieurs petits centres ( La Chanal, rive droite de la Saône, Ste Catherine sur les pentes de la Croix Rousse) ont la même destination. Les frères Hospitaliers ont deux centres: la Commanderie de St Georges ( moines soldats au repos à Lyon) et celle des Antonins (spécialisés dans la maladie de l'ergot de seigle ou feu St Antoine). Le bâtiment le plus important est l'HOTEL DIEU du Rhône, le plus récent St Laurent de Choulans.
    Peut-être, comme le veut la légende, fondé par les souverains Francs Hildebert et Ultrogothe, ce lieu d'asile n'a d'existence attestée qu'à partir du XII° siècle. En 1550 l'hôpital du pont du Rhône a pris le nom d'Hotel Dieu et est géré par le consulat qui en agrandit et consolide les bâtiments. Outre les malades il accueille les pauvres, les femmes enceintes et les orphelins. Rabelais y fut médecin entre 1532 et 1534. Les soins y sont prodigués par des filles repenties.
 Hotel Dieu 1550 - reconstitution Gaillard 1847
LES RECLUSERIES
    Très anciennes, en voie de disparition au XVI°, elles se trouvent à distance des zones construites, particulièrement sur les pentes de Fourvière et de la Croix Rousse. Des ermites,parfois volontairement emmurés, parfois en contact direct avec la population qui vient visiter leur chapelle, vivent de dons et prient pour les habitants.
   Plusieurs petites maisons non nommées du plan de 1550 sont des récluseries ( Ste Marguerite vers la montée St Barthélémy), de même que, sous le château pierre scize, la chapelle St Pypoix rattrapée par la construction.
 
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